La conséquence la plus évidente est bien sûr la disparition des forêts et surtout des écosystèmes qu'elles contiennent. Toutes les espèces qui ne peuvent survivre que dans un biome forestier sont sérieusement menacées par la déforestation. C'est notamment le cas pour certaines espèces de primates des forêts tropicales. Même si la forêts est détruite pour être remplacée par de la sylviculture, la biodiversité est sérieusement mise à mal pour être remplacée par un milieu homogène avec un nombre réduit d'espèces viables.
Si la disparition des forêts et des espèces n'intéressent que les esprits écologistes, d'autres conséquences devraient en revanche concerner davantage l'ensemble de l'humanité. En effet, les terres des forêts tropicales ne sont en réalité pas très adaptées à une agriculture intensive et durable. De plus, la suppression de la couverture végétale dense expose ces terres au ruissellement, ce qui dégrade encore plus leur rendement. La terre, l'eau et l'humidité n'étant plus retenues par les végétaux forestiers, les régions touchées se caractérisent par des terres érodées de moins en moins fertiles, des cours d'eau provoquant des inondations, et au final une désertification dans les régions les plus vulnérables. Si on ajoute à cela le contact avec des maladies interespèces autrefois confinées à l'intérieur des forêts et le potentiel réchauffement climatique causé par la disparition des consommateurs de dioxyde, le tableau semble être bien sombre.
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